Lors de la séance plénière de ce 2 avril 2025 à l’Assemblée nationale, dans le cadre de l’examen de la proposition de loi n°05/2025 portant interprétation de la loi d’amnistie de 2024, Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu (16 sièges), a pris la parole avec une combativité remarquée.

Contrainte de répondre à des attaques personnelles – ce qu’elle dit ne pas avoir l’habitude de faire –, l’ancienne ministre de la Justice (2020-2024) a dénoncé une instrumentalisation de la justice à des fins politiques et des propos qu’elle juge erronés ou sortis de leur contexte.

« Ce sont les idées et le comportement qui définissent une personne, pas les discours dans l’hémicycle », a-t-elle insisté, plaidant pour un débat civilisé.

Revenant sur la loi d’amnistie du 13 mars 2024, qu’elle avait défendue sous Macky Sall, elle a rappelé son objectif : « Restaurer la cohésion nationale et avancer vers la réconciliation, comme l’a prôné Nelson Mandela. » Mais elle a fustigé la proposition actuelle de Pastef : « C’est une loi de règlement de comptes qui risque de diviser davantage les Sénégalais, au lieu de clarifier ou de réconcilier. »

Face aux menaces de prison brandies par des députés Pastef (ex. Amy Dia, Marie Angélique Selbé Diouf), elle a rétorqué avec fermeté : « Nous n’avons pas peur de la prison. Personne n’est plus courageux ou plus patriote qu’un autre. Nous continuerons à défendre nos convictions, quoi qu’il arrive. »

Tall Sall a également accusé certains adversaires de lâcheté : « La lâcheté, c’est parler des heures en l’absence de ceux qu’on critique, sans les affronter directement. » S’adressant aux Sénégalais, elle a conclu par un appel à la vigilance : « Regardez ce qui se passe à l’Assemblée. L’histoire jugera ces événements. Seule la vérité libère.

Combattez, et nous combattrons. On se retrouvera dans le vrai. »

seneweb

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