La diplomatie est l’un des points faibles du régime du président Bassirou Diomaye Faye. Depuis que le Parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité (PASTEF) est au pouvoir, le Sénégal peine à s’affirmer sur le plan international.
Entre un ministère des affaires étrangères inexistant et des pastéfiens qui tirent sur tout le monde, les nouvelles autorités ont beaucoup de travail à faire.
Pendant ce temps, Macky Sall continue de faire parler de lui.
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La nature a horreur du vide ! Depuis que le Pastef est au pouvoir, la diplomatie du Sénégal est mal en point. L’arrivée de Donald Trump au pouvoir est un véritable baromètre.
Le Président américain est en train de changer la marche du monde.
Sa politique anti-émigration a créé la peur chez les sénégalais. C’est plus de 1600 personnes que l’administration Trump veut expulser. Parmi ces personnes figurent des compatriotes.
Pour ne rien arranger, les américains ont décidé de suspendre leur aide pour trois (3) mois.
En réponse à cette suspension, le nouveau gouvernement plaide pour l’autonomie économique. « À travers l’appui sur l’électricité, nous recevions plus de 500 millions de dollars, soit plusieurs milliards de francs CFA », avait déclaré Ousmane Sonko à Fass Touré.
Toutefois, le premier ministre estime que cette situation doit être vue comme une opportunité de repenser le modèle économique et de renforcer l’autonomie du pays. « Nous ne pouvons pas continuer à espérer de l’extérieur. Notre développement est d’abord interne », a-t-il affirmé.
La situation des sénégalais inquiète.
«Monsieur le Président, ces Sénégalais ont besoin de sentir qu’ils sont protégés, qu’ils comptent pour la Nation. lls n’entendent aucune parole officielle qui leur assure que leur pays ne les abandonnera pas.
Pourtant, ils sont nombreux, éparpillés à travers les États-Unis, souvent loin de New York où se trouve le seul consulat du Sénégal.
Dans des villes comme Cincinnati, Dallas ou Chicago, où ICE a commencé les arrestations et les renvois, ils sont livrés à eux-mêmes, sans assistance juridique ni soutien institutionnel», a alerté Mohamadou Manel Fall sur le réseau social LinkedIn.
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«En compagnie de collègues anciens Chefs d’Etat africains, j’ai rencontré ce 25 février 2025 à Cape Town, le président Cyril Ramaphosa, Président du G20.
Ensemble, nous plaidons pour un allègement global de la dette africaine afin de favoriser les conditions d’une relance économique du continent», a-t-il réagi. «L’avenir économique de l’Afrique est entre nos mains.
Nous sommes reconnaissants d’avoir la sagesse et le leadership de l’ancien président Olusegun Obasanjo à notre tête alors que nous militons pour la justice économique.
Il est temps de briser les systèmes obsolètes, d’exiger des partenariats équitables et de créer l’avenir que notre continent mérite.
Le moment est venu pour l’Afrique de prendre la place qui lui revient», selon lui.
Loin de s’en arrêter là, Macky Sall a aussi réagi à la suspension de l’aide américaine.
«L’Afrique n’est plus dans une perspective de tendre la main. On n’est plus dans une logique d’aide au développement», a-t-il fait savoir. «Parce que l’Afrique est trop grande pour dépendre de l’aide.
Sa population est grande et jeune pour dépendre de l’aide.
Il faut des mécanismes, développer le marché des capitaux sur le continent et développer des joint-ventures. Ce sera gagnant-gagnant. C’est le message que j’aimerais donner à la nouvelle administration Trump», a-t-il ajouté.
Une réponse qui a largement fait le tour de la presse sénégalaise, ce mercredi.
Les sénégalais peuvent reprocher à Macky tous les griefs mais il reste encore très visible sur la scène internationale. Cette situation, il le doit à la passivité des nouvelles autorités qui tiennent très souvent des propos qui rendent très méfiants beaucoup de décideurs dans le monde.
Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko doivent s’appuyer sur les acquis de la diplomatie sénégalaise pour jouer leur partition dans le concert des nations. Le Sénégal s’isole dangereusement.
xibaaru