Amadou Ba, député de Pastef, porteur du projet de loi d’interprétation de la loi portant amnistie, fait dans la grossière manipulation. C’est ce que soutient le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse au Sénégal (Cdeps).
Dans un communiqué de presse, le patronat de la presse répond ainsi à l’élu de Pastef qui a répliqué à l’annonce par Mamoudou Ibra Kane, du retrait du projet de loi portant interprétation de la loi d’amnistie.
«S’appuyant sur une fausse homonymie, il confond sciemment Mamoudou Ibra Kane, journaliste de formation et désormais homme politique, et Mamadou Ibra Kane, journaliste et chef d’entreprise de presse, par ailleurs président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps) », soutient le Cdeps.
Selon le Cdeps, par son tweet, il ne vise qu’à manipuler et à jeter délibérément le discrédit sur les patrons de la presse sénégalaise.
«Dans un second tweet lapidaire, le député pastéfien tente maladroitement de rectifier son «erreur» sans s’excuser pour autant du discrédit porté sur Mamadou Ibra Kane et des accusations faites aux patrons de presse d’être des «alliés objectifs de l’ancien régime qu’ils ont toujours été durant la sanglante répression sous une pseudo neutralité corporatiste», dénonce le Cdeps.
«N’est-ce pas là des propos injurieux et diffamants ? », s’interroge le Cdeps.
En plus de ne pas discerner «Mamadou» de «Mamoudou», lit-on dans le document, le député Amadou Ba devrait apprendre à écrire correctement le sigle de l’organisation patronale de la presse sénégalaise : Cdeps et non Cedeps.
L’organisation patronale lui demande de retirer immédiatement ce tweet lui incriminant et de s’exercer à prendre de la hauteur comme l’exige son statut de parlementaire.
Actu-Economie