L’ancien parlementaire et président du mouvement AGIR, Thierno Bocoum, a vivement réagi sur sa page Facebook à l’adoption de la loi interprétative relative à l’amnistie. Dans un message empreint d’indignation, il a dénoncé une manœuvre politique visant à détourner la justice et à légitimer des actes répréhensibles sous couvert de légalité.

Qualifiant cette adoption de « véritable honte » pour le pays, Thierno Bocoum accuse le gouvernement de s’être arrogé le rôle de juge en cherchant à dicter l’interprétation de la loi au lieu de laisser la justice faire son travail.

Pour lui, cette initiative ne relève ni de la clarté juridique ni d’un souci d’équité, mais d’une manipulation destinée à protéger certains acteurs au détriment des principes de l’État de droit.

L’ancien député s’indigne particulièrement du fait que cette loi consacre, selon lui, un « détournement de pouvoir », où ceux qui dirigent le pays se placent au-dessus des lois, se déresponsabilisent de leurs actes et transforment des décisions politiques en outils d’impunité. « Ce n’est rien d’autre qu’une légalisation de forfaits », a-t-il martelé.

Thierno Bocoum insiste sur le fait qu’aucun crime ni aucun délit ne doit échapper à la justice.

Il rappelle avec force que l’égalité devant la loi est un principe fondamental et que ni les membres du gouvernement ni les opposants ne doivent être exonérés de leurs responsabilités.

Il dénonce également une dangereuse habitude du pouvoir en place : celle de l’auto-amendement et de l’auto-exclusion. À ses yeux, « ceux qui nous gouvernent ne se comportent pas comme des garants de la loi, mais comme des justiciers dictant leurs propres règles ».

Une attitude qu’il attribue à un manque de compétence, une ignorance des principes républicains et une grave carence dans la gestion de l’État de droit.

Pour le président d’AGIR, cette dérive autoritaire fragilise les institutions et éloigne le pays de ses valeurs fondamentales.

Il met en garde contre un glissement vers un système où l’éthique et la justice sont reléguées au second plan, au profit d’arrangements politiques menaçant la démocratie.

Sene1

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